L’association

Écoutez le podcast : “La vie vue d’ici” (Radio des Boutières)

Écoutez le podcast : “Sur le VIF, les voix de la résilience” (Radio des Boutières)

“Sur le VIF, les voix de la résilience” (2024), c’est un podcast de 6 épisodes qui invite à élever la voix contre les Violences Intra-Familiales, en Centre-Ardèche. Victimes, praticienn.es, gendarmes et associations locales témoignent et nous racontent comment cultiver la confiance et la résilience quand le tabou des coups et du silence frappent en plein cœur des montagnes. – Une création radiophonique réalisée par Radio des Boutières, avec la participation du Collectif Vif’Eyrieux, financée par le dispositif FDVA.

Charte de l’association

PHILOSOPHIE ET DÉVELOPPEMENT

L’élan de cette association trouve sa source, son énergie, en réaction au mode d’organisation sociale que nous vivons, qui nous assigne, par genre, à des rôles et des positions sociales, non choisies et inégales. Les membres de l’association trouvent ce mode injuste et freinant l’épanouissement de chacun-e !

Cette organisation sociale a des conséquences sur nos existences, nos manières de vivre, de choisir et jusque dans nos relations interpersonnelles, inter-genres.

L’extrême de ces inégalités peut amener des rapports homme/femme incompris, sous tension, violents. C’est là que « Cultivons la confiance » a choisi de cibler son action. Les violences envers les femmes ont cette spécificité d’être guidées par nos rapports entre genres, ce mode d’organisation sexiste va permettre ces comportements destructeurs envers l’autre.

Bien conscientes que l’évolution du mode sexiste se joue à beaucoup d’autres endroits et qu’il y a du travail, nous ciblons notre action là où la violence atteint l’individu, précisément la femme, dans son intégrité. Ces violences-là visent à contrôler et dominer. Elles ont des conséquences profondes sur la personne subissant, elles altèrent la confiance en soi, abîment l’identité, sidèrent la réactivité.

La position de l’association, pourquoi elle agit à cet endroit ?  

Parce que les membres de l’association sont convaincu-es que proposer à des femmes et leurs enfants subissant des violences de reconstituer leur estime d’elle-même, d’eux-mêmes, leur identité positive, leur pouvoir d’agir, de pouvoir faire leurs propres choix et se positionner, permet d’éviter la répétition (reproduire ce mode relationnel déséquilibré avec d’autres partenaires). D’autre part, cela contribue aussi à ce que des individus retrouvent une place légitime, reconnue dans la société, en rééquilibrant les rapports homme/femme en général et en nourrissant la cohésion sociale.

Comment s’y prend-t-on ?

Nous travaillons, en essence, sur la reconstitution de l’estime de soi, sur ce que nous nommons : « Cultiver la confiance ».

Ce n’est pas révolutionnaire. Nous n’avons pas la prétention de proposer ce qu’il y a de mieux, cependant, nous sommes convaincu-es que cultiver la confiance, c’est agir en profondeur et durablement ! Nous l’avons éprouvé et voudrions l’expérimenter davantage, aiguiser nos outils, pour valider cette valeur.

Pour se faire nous développons différents outils, supports, qui prennent plusieurs formes avec toujours comme base lorsque nous accueillons et accompagnons une femme, subissant des violences :

  • Baser notre entrée en lien, sur la considération absolue de la personne, sans jugements.
  • Considérer que la personne porte en elle-même les éléments de son bien-être
  • Nous positionner comme appui à l’élaboration des choix, pas comme moteur
  • En écoutant, reformulant, informant
  • Nous accompagnons tous les choix et n’avons pas d’attente
  • En parallèle, nous allons proposer de regonfler l’estime de soi en valorisant, en proposant différents supports, des rencontres avec des personnes compétentes et positives pour redécouvrir, redévelopper ses appétences, ses compétences, ses choix.
  • Un des atouts fort de l’accompagnement de « Cultivons la confiance » c’est le travail en réseau, sur un territoire riche et solidaire. Nous estimons que plus il y a d’interlocuteurs et d’interlocutrices variés autour d’une personne plus elle pourra nourrir son identité, se retrouver, se reconnecter à ce qu’elle aime/n’aime pas, veut/veut pas. Par exemple, via les familles accueillantes du réseau d’accueil citoyen qui propose de l’hébergement temporaire. Ou via le réseau des thérapeutes aux différentes approches et méthodes de soin (médecins généralistes, infirmier-ères, sages-femmes, sophrologues, kinésiologues, kinésithérapeutes, psychologues, diététicien-nes, gynécologues).
  • L ‘association propose des ateliers de « culture de la confiance » avec des supports variés, avec les multiples volontaires qui ont adhéré au projet initial : par exemple des temps de groupe de paroles, tout aussi variés que des espaces de maraichage, des voyages au tambour, ou encore des ateliers peinture, construction en bois, danse, chants, stage d’autodéfense et tout autre terreau sur lequel pourrait pousser la confiance en soi.